La seconde marche des fiertés gay organisée en juin 1982 à Paris par le Comité d'urgence anti-répression homosexuelle (CUARH)
La seconde marche des fiertés gay organisée en juin 1982 à Paris par le Comité d'urgence anti-répression homosexuelle (CUARH) © cc / Claude Truong-Ngoc

Après 1968, l'homosexualité devient un sujet politique. Des films surgissent du pavé - comme "Race d'ep" qui nous sert aujourd'hui d'exergue. La télévision tente des émissions où des personnalités se découvrent. L'écrivain Jean-Louis Bory s'entend ainsi demander : "Dois-je vous appeler monsieur ou madame?" Le journal "Gai Pied" en ses plus beaux jours tire jusqu'à 50 000 exemplaires...

Dans les années 70, le fond de l'air est encore libertaire. La libération sexuelle pour tous, tout de suite, les barrières d'âge et de classe bousculées! C'est progressivement que les revendications se recentrent sur les questions de droit. Au lendemain de l'élection de François Mitterrand, c'est sur un point bien précis, un article du Code pénal, qu'est remportée une victoire : l'abrogation du délit d'homosexualité. Plus tard, dans cette même logique d'abord juridique, viendra la demande de transformation du Code civil avec l'accès au mariage.

Comme le remarque le député UMP, Benoist Apparu, les conservateurs devraient se féliciter : ceux qui étaient en marge veulent s'inscrire dans la page, ceux qui voulaient moins de famille sont ceux qui, aujourd'hui, en demandent davantage.

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