Boris Vian
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Vian, en réalité, était plus qu'un musicien : un orchestre à lui seul.

Il se doutait qu'il mourrait jeune mais comment fourrer 80 ans de travail dans 40 ans de vie ?

Il fallait faire vite. Jamais d'emphase, du concentré: ne rêvait-il pas, avec son protecteur Queneau, d'adapter tout Racine en chansons ?

La chanson ? Il en produisit 500. Le roman ? Il en écrivit beaucoup plus qu'il n'en parut de son vivant. Les articles ? Il les rédigeait sur un coin de table, d'un geste.

L'opéra ? Cela ne lui faisait pas peur

On imagine parce que L'Ecume des jours s'est vendue à 5 millions d'exemplaires, que ses contemporains estimaient Vian à sa juste valeur. Connu, il n'était pas nécessairement reconnu. Il n'avait pas le temps d'en concevoir de l'amertume, il était déjà passé à autre chose.

Ses contemporains les plus exacts, ce sont les générations qui se sont succédé depuis. Celle de la guerre d'Algérie. Celle d'après 68. Celle d'aujourd'hui. A qui a été offerte en 2010 une édition en deux volumes des romans de Vian dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade. Et cet automne 2011 une exposition à la Bibliothèque Nationale de France. Une consécration de plus !

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Boris Vian, l'exposition

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