Ah le "french bashing" ! On va tenter de le dire en version originale et en version française

Le Penseur d'Auguste Rodin, 1902
Le Penseur d'Auguste Rodin, 1902 © Getty / Peter Barritt

Ah le french bashing ! On va tenter de le dire en version originale et en version française. Le french bashing consiste à battre si fort les tapis made in France - pardon : fabriqués en France - que s’élève un nuage de poussière si haut qu’on se retrouve tous dans le brouillard.

L’exercice s’applique évidemment à l’économie : notre industrie est siphonnée par la mondialisation.

Quant à notre poids politique, il rejoindrait très vite notre poids démographique dans la population globale, soit epsilon.

Et notre influence intellectuelle ? Notre petit pays étant naturellement clérical et mélancolique, il pleure à chaudes larmes la fin de ses géants d’autrefois. Où sont les Jean-Paul Sartre et les grands généralistes qui savaient si bien critiquer presque tous les maux du monde ? On a vu un ancien président du Centre national du livre prévenir, sourire en coin : il faudra s’y faire, maintenant notre meilleur produit d’exportation, c’est Michel Houellebecq.

En réalité, il serait temps de calculer autrement. Le soft power - pardon l’influence par capillarité - ne se mesure pas comme la compétitivité. Plutôt que les arbres les plus hauts, il faut considérer la forêt : la présence des étudiants et des enseignants, les réseaux d’échange et de transmission, ceux qui dépendent de l’action étatique si importante en France et, de plus en plus, les autres systèmes de sociabilité.

Dès lors qu’on choisit de considérer l’abondance et plus seulement la rareté, notre point de vue peut changer.

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