On pourrait dire que c'est un pauvre type, raté atrabilaire, exalté et intransigeant, syphilitique et alcoolique, assez détraqué pour ingurgiter, quand il est interné, la pâte à couleur de ses tubes de peinture. Ce serait un diagnostic apparemment exact.

Autoportrait -Vincent van Gogh - 1889
Autoportrait -Vincent van Gogh - 1889 © domaine public / Musée d'Orsay

Comme le serait un autre qui, à l'inverse, en ferait un bœuf de labour progressant jour après jour dans son sillon. C'était un halluciné regardant le soleil en face mais aussi bien un technicien les godillots plantés dans la terre !

Il n'a cesse dé faire son portrait mais c'était le portrait de qui ?

D'un homme toujours déplacé par son exigence, hors de place au milieu de ses contemporains. Un mécontemporain, Antonin Artaud, qui s'est si bien identifié à lui, disait : "Ce n'est pas pour ce monde-ci que nous avons lutté, bramé d'horreur, de faim, de misère et de dégoût. Ce n'est pas pour ces terres-ci que nous avons travaillé."

Evidemment, il n'a pas œuvré non plus pour les spéculateurs d'aujourd'hui qui conservent ses toiles dans un coffre. Dans ses autoportraits, il plante ses yeux bien droits dans les nôtres, il attend sans ciller notre regard et le fait vaciller.

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Musée Van Gogh d'Amsterdam Une visite au musée Van Gogh constitue une expérience unique. Nulle part ailleurs au monde, vous ne pourrez voir autant de toiles de Vincent van Gogh réunies. Le musée vous permettra de suivre à la trace l’évolution de l’œuvre du maître et de comparer ses toiles avec celles des autres peintres du 19e siècle que compte la collection. Le musée propose aussi de nombreuses expositions consacrées à divers thèmes de l’histoire de l’art du 19e siècle.

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