"Grand Bible an anglais" ayant probablement appartenu au roi Henri VIII - 1539
"Grand Bible an anglais" ayant probablement appartenu au roi Henri VIII - 1539 © domaine public

La tradition protestante, nourrie de l’expérience de la Bible, attribue à chacun des Tudors un rôle tiré du répertoire de l’Ancien Testament. Henri VIII, c’est l’équivalent des rois d’Israël libérateurs du peuple élu ; sa fille Marie, qui tenta de restaurer le catholicisme une autre Jézabel, idolâtre et assassine…

L’anglicanisme ne s’est pas levé d’un bloc, porteur des nouvelles Tables de la Loi. Il est la résultante d’un climat réformateur qui enveloppait le continent et ne pouvait pas ne pas toucher l’Angleterre, d’une part, et, d’autre part, d’une série de circonstances liées au mariage malheureux d’Henri VIII et de la très catholique Catherine d’Aragon. Ne pouvant obtenir de Rome l’annulation qu’il demandait avec obstination, le roi choisit d’autonomiser l’Eglise d’Angleterre en se portant à sa tête : pape en son royaume, en quelque sorte. Cela aurait pu aussi bien se produire un jour en France, on aurait appelé cela du gallicanisme. C’était un schisme mais, au milieu du XVIe encore, il n’était pas irréparable.

La constitution d’une confession anglicane, avec son livre de prières, sa liturgie, son credo propres ne se fit que plus tard, sous les enfants d’Henri VIII : Edouard VI, dans la Bible, Josias, le roi-enfant et Elisabeth sa demi-sœur, qu’il est d’usage de comparer à Deborah, la grande inspirée du Livre des Juges. Mais là encore, il faut raison garder. L’anglicanisme est une voie moyenne issue des aléas du moment plus qu’une voie prophétique, il est tout fait d’empirisme et de particularisme, vertus bien anglaises…

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