Ouvrier dans l'usine de la Société des Forges et Aciéries du Saut du Tarn
Ouvrier dans l'usine de la Société des Forges et Aciéries du Saut du Tarn © Sautdutarn / Sautdutarn

23% des actifs, 2% de l'espace médiatique... Le cinéaste Gilles Perret rapproche les deux chiffres le jour où il sort son film "Mémoires d'ouvriers"! Un 29 février...C'est un jour d'exception, où les syndicats tentent d'ailleurs quelques actions! Il faut en effet maintenant un rare concours de circonstances - une campagne présidentielle par exemple - pour que les ouvriers émergent de l'invisibilité. Et encore on les en fait sortir souvent à leur détriment : c'est qu'ils utilisent un vocabulaire national, avec, qui plus est, des accents archaïques, autant dire qu'ils parlent - ou qu'on leur fait parler- une langue qui paraît étrangère aux médias.

Il y a encore quarante ans, les ouvriers comptaient davantage chez les actifs mais ce n'est pas seulement pour cela qu'ils occupaient une place centrale. Pour toute la gauche et pas seulement les communistes, ils constituaient un socle, une légitimité; pour les catholiques, un horizon; pour les gaullistes, une conquête. Ils déclenchaient des conflits sans merci, à mesure même que leur condition s'améliorait. Cette histoire-là garde un sens. Comme l'histoire des dominations qui, elle, se porte à merveille. Le fil ne peut en être interrompu si facilement.

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