Caricature de Chocolat par Toulouse-Lautrec parue dans "Le Rire" n°73 - 1896
Caricature de Chocolat par Toulouse-Lautrec parue dans "Le Rire" n°73 - 1896 © domaine public / Universitätsbibliotek Heidelberg

Chocolat connut vingt ans de succès à Paris, avant et un peu après 1900. Seul d’abord, puis en duo avec le clown anglais Footit. En 1904, un changement de propriétaire du Nouveau Cirque où ils avaient officié avec un bonheur constant écarta Footit et Chocolat. Des deux, la fin de Footit fut la plus amère. Chocolat, disparu en 1917, ne se laissa pas aller à la déchéance : il était soucieux de sa mémoire, celle du premier artiste noir à avoir rencontré l’assentiment de Paris, et particulièrement de ses élites.

Néanmoins, l’oubli ensevelit longtemps et Footit et Chocolat. Mais le passé est un combat où rien n’est définitivement joué. Les délaissés d’autrefois, vaincus aux points, ne sont pas définitivement KO. Un exemple : qui aurait dit qu’Olympe de Gouges, personnage de second rang de la Révolution, se retrouverait aujourd’hui à ce point sous les projecteurs ?

Eh bien, pareillement Chocolat. La maire de Paris vient d’inaugurer sur la façade du Nouveau Cirque, rue Saint-Honoré, aujourd’hui Mandarin oriental, une plaque en l’honneur de Chocolat et Footit, dans cet ordre. Une exposition ouvre à la Maison des Métallos. Et un film sort, avec Omar Sy dans le rôle de Chocolat. Cette orchestration n’aurait pas été possible sans le travail de Gérard Noiriel qui, au départ, cherchait un personnage historique qui illustre la diversification de la France et puis, par étapes, s’est pris au jeu et a fini par se décider à le mettre en scène comme un héros. Un héros ça se fabrique.

Evénement(s) lié(s)

Deux grandes séances parlementaires restituées par la Comédie Française

Chocolat

On l'appelait "Chocolat", sur les traces d'un artiste sans nom

Pièce "Chocolat Blues"

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.