Après un siècle - ou quasi - d'oscillations successives, la destination du monument est enfin fixée en 1885, grâce à l'immense concours de peuple qui accompagne le cercueil de Victor Hugo quand il monte la rue Soufflot.

Le Panthéon de Paris par François-Étienne Villeret - vers 1866
Le Panthéon de Paris par François-Étienne Villeret - vers 1866 © domaine public

Cependant l'assentiment d'un moment ne signifie pas adhésion permanente. La Troisième et la Quatrième République ne pratiquent la panthéonisation que modérément. Le bâtiment même, jamais vraiment achevé, toujours repris, est constamment menacé par les désordres architecturaux et l'abandon des visiteurs.

C'est François Mitterrand qui tente le plus vigoureusement de lui redonner une fonction. Et voilà que François Hollande, son descendant, s'y intéresse de nouveau. Les primaires étant sa marque de fabrique, voilà qu'il en organise une pour la prochaine panthéonisation ! Brossolette, Hessel, Diderot, Genevoix, Olympe de Gouges, et pourquoi pas Edith Piaf... Pétitions, tweets et croc-en jambes sont au menu. Cela occupe un certain nombre de Français, cela suffira-t-il à réchauffer le vieux lieu glacial ?

Ce qui est sûr, c'est qu'avec cette méthode, Jean Moulin n'aurait sans doute pas été choisi en 1964. Et, pourtant, le verdict du temps en a fait l'un des plus considérables parmi les 71 panthéonisés...

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