C’est un homme au parcours de météore mais de grand format.

portrait de Jack London
portrait de Jack London © Getty / Bettmann collection

Il a été mauvais garçon, presque de profession et, au chantier ou à l’usine, bête de somme. Quand, sur le coup de ses 20 ans, il décide d’entrer dans le métier d’écrivain, il n’en a pas fini avec sa vie de vagabond. Mais sa détermination est totale : ne pas flâner à la recherche de l’inspiration, la poursuivre, fût-ce avec une massue et travailler, travailler pour se construire à la fois une philosophie, une œuvre et aussi bien, une maison, un bateau. C’est un défricheur : quand il est parvenu à la maturité, la constitution des Etats-Unis s’achevait mais il défendra l’extension de leur rôle en Amérique et bientôt au-delà ? Socialiste sans doute mais d’abord de tempérament pionnier.

Il conçoit donc le métier d’écrivain au superlatif. Mille mots au moins chaque jour, sans tolérer d’exception. Romans longs, nouvelles à jets répétés, reportages et correspondances de guerre à destination des journaux qui paient cash. Il ne dédaigne pas qu’on lui offre un banquet avec au menu, des olives au loup des mers, une purée Martin Eden et du poulet à la Vallée de la Lune. Devenu l’un des écrivains les plus lus des débuts du XXème, il est aussi peut-être le plus reconnu, au sens qu’il ne passe jamais inaperçu. Il est vrai que sa présence physique au vaste monde et à chaque être est impressionnante. Il est vrai aussi qu’il utilise beaucoup l’appareil photo. Devant l’objectif et avec un vrai talent, derrière.

C’est un homme au parcours de météore mais de grand format.

Site de l'Association des Amis de Jack London

Un documentaire"Jack London, une aventure américaine" réalisé par Mihel Viotte sera diffusé le samedi 3 décembre à 20h50 sur Arte.

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