Rimbaud en était-il vraiment ? Pas assez dilettante. Jules Vallès ? Trop militant. Aristide Bruant ? Un peu folklorique, tout de même.

Bohèmes au café par Jean-François Raffaëlli - 1886 -
Bohèmes au café par Jean-François Raffaëlli - 1886 - © Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Les codes ont été construits dès 1850 par Henry Murger qui avait pris la pose, livrant les "Scènes de la vie de bohème » qu’il vivait lui-même quasi en direct devant le public : l'artiste prometteur, la grisette ardente, la faim qui rôde en compagnie de la mort qui menace.

Depuis, le vocabulaire a changé mais on a l'impression que les clichés perdurent.

La bohème soi-disant charmante, c'est, dans la réalité d'aujourd'hui, l'existence angoissée des intellos précaires : piges indécises, contrats bancals, logements de hasard...

Il n'empêche, nous continuons d'applaudir aux postures et aux figures imposées de la fameuse "vie d'artiste". C'est commode, lorsqu'on prend le TGV, de se voir en nomades et, quand on habite un quartier dont le peuple a été expulsé, en révoltés.

Evénement(s) lié(s)

Bohèmes - De Léonard de Vinci à Picasso

Autour du Chat Noir - Arts et Plaisirs à Montmartre 1880-1910

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.