A l’époque où se met en place la mythologie grecque, avec Homère et Hésiode, aux VIIIème-VIIèmes siècles avant notre ère, la primauté de Zeus était établie.

Statue de Zeus
Statue de Zeus © AFP / TIZIANA FABI

Il faut être un romain tardif et un esprit contestataire pour mettre en question la place de Jupiter. A l’époque où se met en place la mythologie grecque, avec Homère et Hésiode, aux VIIIème-VIIèmes siècles avant notre ère, la primauté de Zeus était établie.

Zeus avait relégué à l’arrière-plan les divinités anciennes, il avait littéralement re-créé le monde; depuis le mont Olympe, il était le garant de l’ordre cosmique; sur terre, il l’était de l’ordre social. Et il était présent sous la terre, derrière la terre : c’était aussi un dieu chtonien. Cinquante épithètes n’ont jamais suffi à le dire tout entier.

Il est l’opulent et le serpent, celui qui assemble les nuées et se réjouit de la foudre etc…etc..

Il n’est pas un de ces caractères de Zeus qui n’ait eu son équivalent à l’Est de la Méditerranée, dans les civilisations pionnières de Crète ou du Proche Orient. A l’Ouest de la Méditerranée, à Rome, il sera Jupiter. Les Grecs en sont confortés dans leur certitude que les autres peuples croient aux mêmes dieux qu’eux mais sous d’autres noms.

Et, tant de siècles après, que reste-t-il du premier des Olympiens ? A en croire les médias, son culte antique déteint encore sur notre culture politique. Les gazettes observent qu’au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron, travaille devant une tapisserie qui représente les amours de Jupiter. Et sur France Inter, la classe de Madame Charline vient de se mettre sous sa surveillance.

Mais, en même temps, si j’ose dire, il faut savoir qu’au plus haut de sa force, Jupiter n’était jamais assuré d’avoir le dernier mot.

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