Des objets de toutes sortes venus de l’île sont présentement réunis dans des expositions qu’ont montées ensemble trois musées du Sud-Ouest. Champollion à Figeac, Fenaille à Rodez et le Muséum d’histoire naturelle à Toulouse.

Moaï sur l'Île de Pâques
Moaï sur l'Île de Pâques © Getty / Volanthevist

Les habitants de l’Île de Pâques (les Pascuans) n’ont pas seulement dressé à l’horizon du Pacifique les statues à la moue dubitative qui n’ont cessé d’intriguer leurs visiteurs. Dès qu’ils disposent d’un billot de bois, ce qui n’a pas toujours été le cas, ils en font resurgir des personnages. En bois sont aussi les tablettes où ils gravaient des signes encore indéchiffrables. Nous sommes habitués à voir l’écriture naître dans l’échange, il semble que les Pascuans en aient fait surgir une de leur isolement.

Des objets de toutes sortes venus de l’île sont présentement réunis dans des expositions qu’ont montées ensemble trois musées du Sud-Ouest : Champollion à Figeac, Fenaille à Rodez et le Muséum d’histoire naturelle à Toulouse. Les commissaires de ces expositions y ont joint des témoignages de l’arrivée des Occidentaux dans l'île

Historique de la découverte de l'Île de Pâques :

Un navigateur hollandais, qui y parvient le jour de Pâques 1722, lui donne le nom qu’on lui connaît encore généralement.

À partir de la fin du XVIIIème, des expéditions l’abordent brièvement, comme celle de La Pérouse. La civilisation pascuane est alors à son crépuscule.

Sa fin est actée dans les années 1860. La moitié du peuple de l’île, déjà affaibli par les épidémies, est déportée par des trafiquants de main d’œuvre péruviens. Le roi et une bonne part de la classe sacerdotale vont disparaître sans pouvoir rien transmettre.

Les missionnaires catholiques qui arrivent sur ces entrefaites font basculer la population dans le christianisme.

En 1888, le Chili annexe l’île, la confiant à des entrepreneurs qui vont la transformer en ranch à moutons. 

En 1934 les membres de l’expédition scientifique franco-belge initiée par Paul Rivet et transportée par un aviso de la Marine nationale ont le sentiment de débarquer dans une société de fantômes.

Les trois expositions :

« Les bois parlants », au musée Champollion à Figeac du 30 juin au 4 novembre 2018

« L’ombre des dieux », au musée Fenaille à Rodez du 30 juin au 4 novembre 2018 

« Le nombril du monde ? », au muséum de Toulouse du 30 juin 2018 au 30 juin 2019

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.