Le couturier, s’il a habillé plusieurs époques, en a marqué profondément une seule, du milieu des années 1960 au milieu des années 1970.

Yves Saint Laurent en 1982 dan son atelier
Yves Saint Laurent en 1982 dan son atelier © Getty / John Downing

Qui se souvient de Balenciaga et de Vionnet ? Schiaparelli et Courrèges reviennent un peu au jour mais c’est parce que les entrepreneurs qui tentent de relever leurs noms y trouvent un profit. L’histoire de la mode, discipline qui naît à peine, est dominée par l’ombre de quelques grandes marques, triées par le succès et qui, non contentes d’habiller le présent, refont le passé.

Douze ans après la fermeture de la "maison", la couture de Saint-Laurent pourrait être menacée par l’oubli mais cela négligerait trop d’intérêts présents. Des événements sont organisés régulièrement qui ravivent ses couleurs et, cette année, deux biopics auront été présentés sur les écrans.

Le second, signé Bertrand Bonello, n’en est pas un vraiment. Il ne refuse pas de montrer ce que les spectateurs décidés à admirer Saint-Laurent veulent voir mais il le fait d’une manière que le public n’attend pas. Son parti pris est de supposer que quelques années peuvent contenir tout Saint-Laurent.

Et, en effet, le couturier, s’il a habillé plusieurs époques, en a marqué profondément une seule, du milieu des années 1960 au milieu des années 1970. Les temps qui suivirent furent financièrement plus fructueux, mais moins heureux. Lui-même disait : «Je suis un fossile dans une cage », « un air de java sorti d’une Rolls qui s’éloigne lentement »

Les liens

Exposition "Bertrand Bonello, Résonances"' au Centre Pompidou

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.