La série A La maison Blanche s’est arrêtée en 2006 mais reste très présente dans la mémoire collective et sur Netflix.

The West Wing
The West Wing © Getty / NBC

La série A La maison Blanche s’est arrêtée en 2006 mais reste très présente dans la mémoire collective et sur Netflix.

Son succès n’a pas tenu seulement à l’accès qu’elle donnait, comme par privilège, aux coulisses du pouvoir. Les téléspectateurs n’étaient pas seulement des voyeurs qui furetaient dans les secrets de l’histoire. Ils comprenaient que le quotidien du staff présidentiel, si ordinaire fût-il souvent, était tendu par un sens.

La série renvoyait aussi à un rapprochement avec le présent. Au début, en 1999, la Maison Blanche de la fiction ressemblait d’assez près à l’administration Clinton ou plutôt à l’administration Clinton dont beaucoup de démocrates avaient rêvé. Sous le premier mandat de Bush, la série a pu passer pour une vision alternative de la période que vivait en vrai l’Amérique. Puis, quand le président Bartlet, le « patron » dans la fiction, tira sa révérence, son successeur Santos préfigurait Obama, alors encore à peine connu.

Depuis, l’époque Obama s’est accomplie. Elle s’achève maintenant. On songe à d’autres parallèles. D’un côté, les dix millions de téléspectateurs à l’intelligence alertée qu’avait encore la dernière saison d’A la Maison Blanche; de l’autre, les x millions de spectateurs du jeu de téléréalité qu’animait Donald Trump… Composent-ils une même Amérique ? Et le petit groupe dont s’entoure Trump et qui le pousse à tous les excès personnels, qu’a-t-il à voir avec le staff du président Bartlet qui se comportait en héros collectif ?

Autant comparer des croupiers autour d’une table de jeu et les chevaliers d’Arthur autour de la Table ronde mais c’est pourtant de la même Amérique qu’il s’agit.

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