Nous sommes attachés à l’idée de recevoir et aussi à l’idée de transmettre. C’est un désir bien légitime et une des figures de la solidarité.

Miniature du role des notaires de Perouge en Italie au 15e siècle
Miniature du role des notaires de Perouge en Italie au 15e siècle © Getty / DEA / A. DAGLI ORTI /

Nous sommes attachés à l’idée de recevoir et aussi à l’idée de transmettre. C’est un désir bien légitime et une des figures de la solidarité.

En même temps, quand nous nous exprimons à haute voix, nous disons qu’à chaque génération, il serait normal que les enfants entament leur course sans que l’un soit désavantagé par rapport à l’autre.

Or, depuis une trentaine d’années, dans notre société passée à une croissance faible, l’héritage creuse des différences que les revenus tirés des salaires ne comblent plus. Et le patrimoine s’accroît d’autant plus qu’il est important. De plus, les couples, dans la crainte d’un éventuel divorce, individualisent le patrimoine de chacun : là encore, les compensations ne fonctionnent plus.

Non seulement le patrimoine est de plus en plus inégalement réparti au profit des plus riches mais il se concentre chez les plus vieux. Il y a trente ans, le patrimoine des sexagénaires était à peine supérieur à celui des quadras. Aujourd’hui il est deux fois plus élevé.

L’égalité devient un vain mot quand la mobilité est à ce point contrariée dès le départ.

Programmation musicale :

Jacques Brel "Les bourgeois" (1962)

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