Après trois semaines de diète de fin d'année, les sondages sont de retour ! Sont-ils utiles ou nuisibles ? Le débat agite toutes les rédactions.

Comme un « temps suspendu » : presque 3 semaines ! Entre le 17 décembre et hier, le 5 janvier, il n’y a pas eu le moindre sondage.

Une diète sondagière pendant les agapes de fin d’année !

Et puis, patatras ! Hier matin, enquête Louis Harris sur la primaire du PS. Echantillon d’électeurs certains d’aller voter : 478.

Autant dire, rien du tout. Validité scientifique inexistante. Je vous épargne donc les résultats.

Ce matin, on remet le couvert ! Institut Elabe cette fois-ci. Echantillon : 925 personnes. Et là il s’agit du premier tour de la présidentielle…

Une pure fiction puisqu’on ignore… si François Bayrou se présentera et… qui sera le candidat du PS.

Seulement voilà, l’enquête conclue, dans un cas de figure, à une élimination de Marine Le Pen au 1er tour. Pure spéculation puisqu’il s’agit d’une option sur 8 hypothèses, avec a fortiori une vraie marge d’erreur. Mais comme c’est spectaculaire, ça fait parler.

On a beau… ignorer la liste des candidats, … savoir que l’électorat n’a jamais été aussi volatile, … sortir d’une séquence où pas un institut n’avait prédit la victoire de François Fillon à la primaire LR, c’est reparti pour un tour !

Le reportage avant les sondages

Faut-il continuer d’utiliser les sondages ? La question agite de nombreuses rédactions, y compris France Inter, où nous en avons collectivement débattu une bonne partie de l’après-midi d’hier.

Stop ou Encore ? Si on pose la question comme ça, la réponse est caricaturale.

Dire « encore », c’est se droguer sciemment : vous savez que c’est un peu irresponsable mais vous ne pouvez pas vous empêcher de replonger. Une addiction. Dire stop, c’est nier deux évidences : une enquête d’opinion peut constituer une photographie intéressante d’un instant T… Et un sondage peut parfois à lui seul modifier le climat politique.

Répondre Stop ou… Encore, c’est plus facile, plus sexy en termes de comm’ Au risque d’être moins « vendeuse », la réponse de France Inter sera donc… nuancée. Nous ne renoncerons pas aux enquêtes, pour peu qu’elles soient…conduites avec rigueur, consommées avec modération. Et pour peu qu’elles ne soient pas confondues avec une prédiction du futur.

Et surtout, notre priorité, dans la campagne qui vient, sera d’abord de faire du …reportage. Aller à la rencontre des électeurs, ausculter la France dans toutes ses composantes. Aux querelles picrocholines, préférer la plongée dans le cœur de l’électorat.

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