Espèces d’espaces de Georges Perec : un voyage de plaisir et de sensualité à travers la définition des multiples espaces que nous habitons en ces temps de confinement interminables.

Portrait de écrivain et verbicruciste Georges Perec en 1978.
Portrait de écrivain et verbicruciste Georges Perec en 1978. © AFP / ULF ANDERSEN / Aurimages

"Espèces d’espaces" de Georges Perec est un texte sous forme de fragments, ceux d’un écrivain  qui pense par les mots. 

Pour lui, l’espace c’est l’espace de la page blanche, celui qui va lui permettre de déployer son imagination. Mais c’est aussi l’espace de sa mémoire , celui de ses lectures d’enfance.  

Peu importe l’endroit dans lequel il se trouve les mots sont sa source d’évasion.
Un hommage profond à la littérature à découvrir dans la petite chronique de philosophie.

L’espace de notre vie n’est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble ? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça se coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espace. Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie.C’est à partir de ces constatations élémentaires que s’est développé ce livre, journal d’un usager de l’espace. G.P.

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