A l'ère de la précaution et de la multiplication des assurances, retrouver le sens du risque, n'est-ce pas libérateur ?

Alain Badiou : "Il n'y a de vraie vie qu'au prix de risque"
Alain Badiou : "Il n'y a de vraie vie qu'au prix de risque" © Getty / Christopher Hopefitch

Nous vivons dans une sorte de tyrannie douce de la précaution, de la prudence et de l’assurance. Cela va du principe de précaution désormais inscrit dans notre constitution, à ces précautions quotidiennes que nous prenons de plus en plus : le casque obligatoire pour faire du vélo ou du ski, ou les précautions que nous prenons dans notre alimentation, la  peur de ne pas faire assez de sport. Nous prenons toutes ces précautions pour prévenir des risques que nous voulons éliminer à tout prix. La prudence est devenue notre nouvelle règle de vie. 

Mais à vouloir tous les éliminer ou trop les éliminer est-ce qu’on ne perd pas aussi le sens de notre responsabilité ? 

Qui voudrait, au fond, d'une vie sans risques ? 

Ne serait-ce pas une vie sans surprise ? Sans tension ? Et finalement sans responsabilité ? 

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Alain Baddiou :

Il n'y a de vraie vie qu'au prix de risque

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