Avec Leibniz et Spinoza, Thibaut de Saint-Maurice revient sur le besoin de réveiller notre esprit.

Le réveil pour le corps, le café pour l'esprit
Le réveil pour le corps, le café pour l'esprit © Getty / Ibusca

Si vous avez du mal à vous réveiller le matin, vous optez peut-être pour une tasse de café. Car il est vrai que le réveil est une épreuve quotidienne du quotidien. C'est par lui que le quotidien devient quotidien. Chaque matin, on ne découvre pas un monde nouveau mais celui qu'on a laissé la veille. La difficulté n'est pas de se sortir du lit en fait, mais d'accepter de retrouver un monde que l'on connait déjà.

C'est pourquoi lorsque nous dormons dans un lieu inhabituel, le réveil devient alors une invitation à découvrir ce nouveau monde qui nous entoure, et non plus une difficulté.

Mais alors pourquoi avons-nous besoin de cette fameuse tasse de café (ou de thé) pour accompagner notre réveil ? 
Pour le comprendre, revenons à Spinoza et Leibniz qui ont tous les deux élaboré une philosophie du parallélisme entre l'âme et le corps. Une conception selon laquelle l'homme est composé de deux dimensions distinctes : le corps d'une part, et l'âme d'autre part. Ces deux dimensions suivent par ailleurs des chemins parallèles. Ce qui arrive au corps doit donc trouver une correspondance dans l'esprit et réciproquement.

Ainsi croire que nous avons besoin de café pour nous réveiller le matin, c'est adopter une philosophie du parallélisme entre le corps et l'âme. Le réveil qui sonne nous sort du lit, donc réveille notre corps. Le café, quant à lui, réveille notre esprit. Une vie humaine n'est pas qu'une suite de mouvements répétés, mais bien une vie consciente, éveillée, de pensées.

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