Et si le bruit n'existait pas? Et si ce n'était que le résultat de mon interprétation? Comment expliquer alors que le bruit puisse être aussi pénible?

Ce qui représente du bruit pour les uns ne l'est pas forcément pour les autres
Ce qui représente du bruit pour les uns ne l'est pas forcément pour les autres © Getty / Caspar Benson

Les sondages sont formels: le bruit représente une des plus grandes nuisances du quotidien. Que ce soit le bruit des voisins, le bruit de la rue, du train, de l’autoroute qui passe à côté, le bruit de travaux…

Et si on y a ajoute, tous les bruits minuscules de ceux qui vivent avec nous et qui, à la longue, jouent avec nos nerfs: le raclement de gorge, le ronflement, les éternuements...

Bref, quand il y a du bruit, il y a de la gène et puis bien souvent aussi du conflit, il n’y a qu’à voir le nombre de mots qui nous servent à dire cette gène du bruit : le tapage, vacarme, chahut, brouhaha….

Et pourtant il n’est pas sûr que le bruit existe vraiment. Comment donc puis-je être aussi gêné par quelque chose qui n'existerait pas?

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