"Don't Run. Fly"... Telle est la nouvelle signature de la marque de sport Asics. Courir ne suffit donc plus, il faut désormais aller plus loin et s'envoler. Mais pour aller où ?

"Entre courir et voler il n'y a qu'un pas" écrivait Jacques Gamblin en 2003. La nouvelle campagne publicitaire d'Asics reprend le même thème. Voler, oui, mais pour aller où ? demande Thibault de Saint Maurice
"Entre courir et voler il n'y a qu'un pas" écrivait Jacques Gamblin en 2003. La nouvelle campagne publicitaire d'Asics reprend le même thème. Voler, oui, mais pour aller où ? demande Thibault de Saint Maurice © Getty / Westend61

La promesse globale des marques de sport comme Nike, Adidas ou Puma c’est le dépassement de soi. Comme si l’enjeu du sport aujourd’hui ce n’était pas le plaisir ni même la santé, mais l’invention d’un homme nouveau : capable de dépasser les contraintes physiques de sa condition pour s’élever au rang quasi divin d’un Hermès aux sandales ailées, messager des dieux, dieu du vent (mais aussi dieu du commerce, ne l’oublions pas !).

Avec Asics, passer de la course à l’envol, ce n’est pas qu’une accélération, ce n’est pas qu'une simple variation de la vitesse mais c'est aussi une variation de notre condition.

Mais à trop s'envoler ne prend-on pas le risque de se brûler les ailes ?

Faut-il vraiment accepter cette injonction du sport au seul dépassement permanent de soi ?

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