Que savons-nous vraiment quand on sait que l'on sait, sans pouvoir le dire?

Dire que l’on sait sans savoir, c’est évidemment poser le problème du savoir que nous donne notre mémoire.
Dire que l’on sait sans savoir, c’est évidemment poser le problème du savoir que nous donne notre mémoire. © Getty / MilosJokic

Quand on dit : « je l’ai sur le bout de la langue » on est dans cette situation très étrange où l'on est incapable de répondre ou de retrouver un mot ou une réponse, alors même que l’on sait qu’on le connaît. Situation paradoxale donc puisque l’on sait quelque chose que l’on ne sait pas retrouver. On a conscience de le savoir sans pour autant être capable de le retrouver et de le communiquer.

Dire que l’on sait sans savoir, c’est évidemment poser le problème du savoir que nous donne notre mémoire. Parce que savoir, c’est savoir que l’on sait. La connaissance n’est pas réelle sans la conscience que l’on sait ce que l’on sait. Mémoire et conscience marchent donc ensemble. Mais quel pouvoir avons-nous vraiment sur notre mémoire? Comment comprendre qu'on l'ait "sur le bout de la langue" sans pouvoir le dire?

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