Le froid existe-t-il hors de nous ou est-il une impression que nous ressentons en nous ? Qu'est-ce qu'avoir froid au fond ? N'est-ce pas d'abord une façon de réagir au monde ?

Notre intolérance au froid vient-elle vraiment de nous ?
Notre intolérance au froid vient-elle vraiment de nous ? © Getty / Harri Tahvanainen/Folio Images

Désormais la météo annonce la température ET la température ressentie : il y a donc un froid hors de nous et un froid en nous, celui que l'on va ressentir. Nous ne sommes pas tous égaux devant le froid. Certains sont plus sensibles (au froid comme au chaud). Dans ses méditations métaphysiques, Descartes distingue les qualités propres aux choses et les qualités propres aux sensibilités.

Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de froid dans la glace, mais qu'elle est toujours froide ou encore qu'il n'y a pas de rouge dans le sang, mais qu'il est rouge.

Le froid est donc toujours un ressenti.

Que ce soit objectif (en regardant le thermomètre) ou subjectif (en prenant une boule de neige). Donc il ne fait jamais froid, car le froid est toujours relatif.

C'est toujours bien d'avoir froid ou chaud, parce que c'est la preuve de mon interaction avec le monde, que je le ressens. Le froid peut aussi être le témoin d'une interaction plus difficile avec le monde : les plus démunis subissant le froid.

La plus grande surprise n'est pas tellement qu'il fasse froid en hiver, mais que le froid (comme le chaud, les couleurs) ne soit qu'une perception. Perception qui n'enlève rien à notre réalité, au contraire puisqu'elle est l'indice de notre réalité à nous. Ce qui permet alors de définir des contours de notre identité, de notre personnalité.

Dis-moi si tu as froid, je te dirai qui tu es !

ALLER PLUS LOIN

*ÉCOUTER | Les Méditations métaphysiques de Descartes
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LIRE | C'est quoi, au fait, la "température ressentie" ?

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