Il paraît que tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Il paraît que du pire de la souffrance et de la maladie, parfois on peut tirer le meilleur. Mais n'est ce pas risquer de justifier la maladie ? Faut-il vraiement sortir transformé de la souffrance ?

Dans le négatif se dégage - parfois, souvent, jamais ? - du positif
Dans le négatif se dégage - parfois, souvent, jamais ? - du positif © Getty / sdominick

Nous ne sommes pas toujours au clair dans notre rapport à la maladie, à la maladie lourde, chronique, à celle qui bouleverse l’existence et qui fait souffrir. 

En gros il y a deux grandes manières de vivre et de penser la maladie.  Le premier camp c’est celui de ceux qui vivent la maladie comme une épreuve dont on peut trouver le sens et qui parviennent à tirer le meilleur du pire, c’est à dire à sortir grandi de la souffrance. C’est Nietzsche par exemple, lui-même qui fut un grand malade toute sa vie, et son fameux « tout ce qui ne tue pas rend plus fort ». Ce qui donne traduit en sagesse populaire : «  A quelque chose, malheur est bon ». Pour Nietzsche : s’il n’avait pas été malade et obligé de rester couché de longues journées à n’avoir rien d’autre à faire que penser, il le dit lui-même, jamais il n’aurait pu écrire une ligne de bonne philosophie…

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