La campagne du ministère de la santé de prévention contre le SIDA fait couler beaucoup d'encre. Comment construit-on une campagne d'intérêt général ? Réponse avec Pascal Couvry.

Affiche lancée par le ministère français de la Santé et des Affaires sociales pour prévenir le sida et les maladies sexuellement transmissibles entre hommes présentée à Marseille le 22 novembre 2016.
Affiche lancée par le ministère français de la Santé et des Affaires sociales pour prévenir le sida et les maladies sexuellement transmissibles entre hommes présentée à Marseille le 22 novembre 2016. © AFP / BORIS HORVAT

C'est une campagne de prévention pour la santé publique comme il y en a tant d'autres, pourtant celle-ci a fait couler beaucoup d'encre, après que plusieurs maires ont protesté contre son affichage dans leurs communes. La raison ? Elle choquerait les passants, car elle montre deux hommes s'enlacer, et, selon ses détracteurs, serait contraire aux "bonnes moeurs".

La campagne a été construite à destination principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, population la plus touchée par l'épidémie du SIDA, et affichée dans de nombreuses villes de France, à l'image des précédentes campagnes de prévention des risques liés à la sexualité et au VIH.

Comment construit-on une campagne de Santé Publique ? Comment cible-t-on le public auquel elle se destine ? Comment composer avec les éventuelles réactions ?

Pour répondre aux questions de Pierre Weill et Patricia Martin, Pascal Couvry, fondateur de l'agence Madame Bovary, spécialisée dans la communication d'intérêt général et les grandes causes nationales.

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