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Perez
Perez © Yann Stofer

U n nouvel album de pop noire , arrive enfin mais sous un ciel très contrasté. Pris dans les filets d’une zone d’accueil pas toujours bienveillante, comme si en 2015 la revendication de Play-blessures d'Alain Bashung faisait désordre chez un jeune garçon de 29 ans dont on ne peut pourtant soupçonner la modernité et l’élégance. D’ailleurs pour Perez tout a commencé par une chanson monument qui se suffirait presque à elle toute seule pour justifier l’achat de ce premier album. L’histoire d’un mec en déshérence qui s’est pris pour une chaise... « Une autre fois ».

Une chanson prise en étau entre les vibrations d’Alan Vega et la dépressurisation de la cabine Bashung. Perez est un enfant illégitime de la pop. Illégitime parce qu’il tente l’union sacrée entre le minimalisme, la techno, et une pop plus solaire. Réconcilier les contraires cela donne cet album truffé de sens interdits, d’impasses tentatrices, de carrefour au sens giratoire incertain. Perez aime le vertige des films de Cassavetes. Cela s’entend dans sa musique cardiaque et pleine de looping. Dans ce grand manège où grince la musique des années 80, Perez ne choisit pas son camp. Comme dans sa chanson, c’est le rôdeur qui cherche la position bancale la plus confortable. Cela donne des chansons radiophoniques qui ne passent pas forcément à la radio. C’est toute l’étrangeté de ce projet sexy comme le danger peut l’être. L’album s’intitule Saltos. « Un mot latin, concis, physique, qui décrit le fait de retomber sur ses pieds, après avoir eu la tête en bas, en écho à l'errance psyché récurrente dans mes morceaux » . Tout est dit.

Perez - Saltos
Perez - Saltos © Barclay

Le premier album de Perez"Saltos"

avec les extraits de

  • "Une autre fois"

  • "Apocalypse"

dansL'Esprit d'Inter du Mercredi 7 octobre 2015

Les liens

Le site de Perez

Perez sur Twitter

Les références
  • Saltos (Absolute management / Barclay)
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