En ce jour anniversaire de la mort de Mozart, diffusion d'une Clef de l'orchestre consacrée à sa 25e symphonie, avec Ton Koopman et l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Les Clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel 

Orchestre Philharmonique de Radio France / Direction Ton Koopman
Auditorium de la Maison de la Radio

La magie de l'orchestre

C’est pour permettre à tous ceux qui ne connaissent pas encore le bonheur d’aimer l’orchestre qu’est née en 2005 la collection Les Clefs de l’orchestre, avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Le principe en est simple : offrir à tout un chacun, qu’il soit mélomane confirmé ou qu’il n’ait jamais entendu un orchestre de sa vie, la possibilité de comprendre et d’apprécier les chefs-d'œuvre de la musique symphonique.

Chaque symphonie, chaque poème symphonique est un monde à part entière. L’écouter, le découvrir, le détailler, c’est comme apprendre à connaître une ville : du centre à la périphérie, de l'apparent à l'invisible. C’est en expliquant de l’intérieur les plus grandes pièces du répertoire orchestral, en éclairant les œuvres par la parole et par l’exemple, que Les Clefs de l’orchestre proposent de découvrir chacun de ces mondes.

Chaque Clef de l’orchestre est d’abord donnée devant un jeune public, pour qui c'est souvent la première expérience de concert classique. L’enregistrement de ce concert est ensuite diffusé sur France Musique ou sur France Inter. Quelques mois plus tard, le montage des images permet à cette nouvelle Clef de l’orchestre d’être multidiffusée sur France 5, puis sur France 2, et enfin sur la RTBF, en Belgique. Des millions de téléspectateurs peuvent ainsi tutoyer de plain-pied le répertoire symphonique comme s’ils étaient dans l’orchestre, suivant avec l'oreille, avec le cœur et avec l’esprit la construction du discours musical.

Je me souviens très bien que c’est en écoutant un orchestre qu’est née à l’âge de huit ans ma vocation de musicien... Le temps n’a pas émoussé mon émerveillement. A chaque fois que j’entends un orchestre, même quelques minutes, même à travers une porte lors d’une répétition, je me sens happé par le mystère et la beauté qui se dégagent de ces forces conjuguées.

Dans ma vie de musicien, j’ai souvent eu l’occasion de tenir la partie de piano ou de célesta d'une pièce symphonique, notamment au sein de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Quelques notes à jouer, un aigu scintillant, une basse à renforcer suffisaient à ma joie, à ce sentiment de plaisir impossible à décrire de participer d’un grand tout musical, de faire corps avec les autres musiciens, le chef d’orchestre, la partition.

Jean-François Zygel

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