Par Sonia Bourhan

Portail du Lycée Henri Poincaré à Nancy en 2006
Portail du Lycée Henri Poincaré à Nancy en 2006 © B. Cussenot / B. Cussenot

C'est un nouveau concept, venu des Etats-Unis. L'idée est de donner les cours à apprendre aux élèves le soir, à la maison, et de faire les exercices et les devoirs en classe. En France, cela commence tout juste à se développer.

La méthode est apparue en 2007. Deux jeunes professeurs américains se demandaient comment captiver des élèves très souvent absents. Ils ont eu l'idée d'enregistrer leurs cours, que chacun pouvait visionner quand il voulait. Et cela a eu des effets très positifs : moins d'absentéisme, plus d'interactivité en classe.

Avec la pédagogie inversée, le professeur n'a plus à répéter son cours d'une classe à l'autre. Il passe davantage de temps à expliquer, à faire réfléchir les élèves. Il discute de ce qui n'a pas été compris. Les élèves ne sont plus passifs en classe. Ils deviennent acteurs de leurs apprentissages.

- Comment réagissent les élèves ?

Au départ, certains pensent que c'est une lubie de prof original.

Parfois il y a quelques résistances. Un enseignant raconte qu'il a eu un peu de mal : sa classe de seconde, très scolaire, adorait « gratter le cours ». D'après les témoignages, c'est plus facile avec les collégiens. Ils apprécient de ne plus avoir la leçon à copier. Ce n'est souvent qu'à postériori que les élèves se rendent compte de l'intérêt. Un professeur a relevé que pour les mêmes évaluations, sans puis avec la pédagogie inversée, les notes avaient progressé de 3 à 4 points.

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