ParDanielle Messager

Tracteur et sulfateuse pour epandage de pesticides et engrais
Tracteur et sulfateuse pour epandage de pesticides et engrais © MAXPPP/Julio Pélaez

C'est une nouvelle étude publiée il y a quelques jours par une équipe Inserm, ainsi que par l'école des Hautes études en Santé publique qui doit inciter ces femmes à se méfier, car elle suggère qu'une exposition à des mélanges de pesticides pourrait conduire à des « perturbations métaboliques ».

Cela signifie qu'on n'est pas au stade de la maladie, mais que des signaux ont été observés. C’est ici le cas dans des analyses d'urine de 83 femmes enceintes habitant une commune où des pesticides pour des cultures de céréales étaient utilisés.

- Que disent ces signaux ?

Les chercheurs ont constaté d'abord une augmentation de la concentration de petites molécules qui jouent un rôle de protection lorsqu'il y a un stress. Si elles sont plus nombreuses, c'est donc que la cellule a répondu à un stress plus important.

Et puis, il y a eu des modifications dans la fabrication de cellules impliquées dans la production d'énergie. Ce sont des modifications subtiles, mais qui peuvent entrainer, disent les chercheurs, des troubles plus importants sur des générations.

Les pesticides, on le sait, sont des perturbateurs endocriniens. Des associations comme Générations Futures demandent déjà des zones de protection de 100 mètres minimum pour la population, le long des habitations jouxtant ces zones agricoles.

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