Par Sonia Bourhan

Manifestations enseignants education nationale
Manifestations enseignants education nationale © Radio France

C'est vrai que c'est paradoxal avec les chiffres qui ont été annoncés : 60 000 postes récréés dans l'Education nationale sur 5 ans et 40 000 recrutements par les concours rien que pour cette année. Mais il faudra encore du temps pour que cette politique ait des effets concrets sur le terrain.

Sur les 40 000 admis aux concours, une partie va remplacer les départs en retraite, ce qui n'aura pas de répercussion sur le nombre d'enseignants devant les élèves. Une autre partie ira en formation, pendant un an, avec des stages. Au total, il y aura 6800 nouveaux postes sur toute la France.

Chaque académie répartit en fonction de la démographie, en fonction des difficultés, mais impossible de satisfaire tous les besoins dès cette année.

-Est-ce que le primaire, une des priorités du gouvernement, ne sera pas un peu plus favorisé ?

Pas vraiment : 3.000 nouveaux postes environ et les mesures affichées comme la scolarisation des moins de 3 ans ou plus de maîtres que de classes, risquent de passer au second plan.

Car il y aura 30 000 enfants en plus dans les écoles à la rentrée. Et par exemple en Seine-Saint-Denis, les 150 créations de postes serviront surtout à assurer les remplacements.

Les zones rurales seront pénalisées et vont perdre des postes. D'où l'incompréhension dans les écoles qui vont devoir fermer des classes à la rentrée.

Les 60.000 postes promis, tout le monde n'en verra pas encore la couleur.

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