ParDanielle Messager

L'Agence de Biomédecine et l'Institut national du cancer viennent de publier un rapport particulièrement intéressant basé sur un constat : l'information sur les risques d'infertilité après un cancer n'est pas assez connue des patients. Et surtout, l'information sur : « comment préserver sa fertilité avant les traitements ? », n'est pas assez délivrée.

Le dépistage du cancer du sein
Le dépistage du cancer du sein © Detailbick Fotolia

Les cancers ne touchent pas que des personnes dans la deuxième moitié de leur vie, puisque chez les femmes de moins de 35 ans, 4.700 cancers sont diagnostiqués chaque année, près de 2.000 chez des jeunes entre 15 et 24 ans et 1 enfant sur 500, avant 15 ans, en est victime. Parmi ces enfants, plus de 75% en guérissent, mais ils ont reçu des traitements lourds.

- Ils ne pourront donc jamais être parents ?

Alors cela dépend du cancer, du traitement… S'il y a eu chirurgie sur l'appareil génital, c'est compliqué. Mais en ce qui concerne les rayons ou la chimio, les effets peuvent être très variables, selon les doses. Après combien de temps peut-on envisager d'avoir un enfant ? Chez les femmes par exemple, en cas de cancer du sein hormono dépendant, il n'est pas recommandé d'être enceinte avant 5 ans, après la fin de la prise du traitement. Alors que faire ? Il y a une solution : procéder à la conservation des ovocytes ou des spermatozoïdes avant les traitements, pour pouvoir les réutiliser après.

Encore faut-il que l'information donnée aux patients soit systématique sur les équipes qui peuvent aider les patients, ce qui n'est pas le cas, et c'est ce que demande ce rapport.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.