Par Isabelle Monrozier

Vin rosé
Vin rosé © cyclonebill

La bouteille, c'est une bouteille de vin. En la voyant, on se dit « c'est du rosé ». Mais regardez celle-ci : on voit sur l'étiquette une moitié de pamplemousse et la mention « rosé-pamplemousse ». Et c'est le produit leader de ce marché avec 80 % des ventes. Mais, comme BABV (le sigle pour Boisson Aromatisée à Base de Vin), on trouve d'autres déclinaisons du style : rouge-griotte, ou blanc-citron vert. Les grandes surfaces, les installent en tête de gondole des rayons concernés par le type de vin.

Pour autant, ils doivent être considérés comme un apéritif. D'ailleurs, les amateurs de vins vous disent « berk » ou « je préfère un bon Côte de Provence ou un bon Chablis ».

Cela n'a rien à voir : il s'agit d'un assemblage de vin pour 60 à 90 % de sa composition. On ne sait pas d'où il provient. Il contient entre 7 et 10 degrés d'alcool et des arômes de fruits naturels. Il existe un projet de réglementation européen à ce sujet.

Dans le « Very Pamp' », je lis qu'il y a également de l'eau, du sirop de pamplemousse et du sucre. C'est donc un produit sucré qui n'a rien à voir avec un vin de caractère, qui coûte beaucoup moins cher également, (2,50 à 4 euros en moyenne).

Cela peut faire penser à un kir. Les mauvaises langues diront que quand il fait chaud, de la limonade dans du rosé, c'est délicieux. Et c'est justement la raison du succès de ce type de boisson rafraichissante fait maison qui a incité des industriels à se lancer. Ces vins aromatisés sont franco-français pour l'instant, produits et vendus en France. Il vient d'en sortir un avec des bulles, « Ice pamploon bubble », réservé aux cafés et aux restaurants, les bulles étant peut-être le moyen d'étendre encore ce marché.

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