Ces 55 intellectuelles, parmi lesquelles les écrivains Eliette Abécassis, Alice Ferney et de nombreuses universitaires font part de leur préoccupation sur le projet de loi concernant le mariage homosexuel.

les opposants au mariage homosexuels ne pourront pas défiler sur les champs-élysées
les opposants au mariage homosexuels ne pourront pas défiler sur les champs-élysées © reuters

Le collectif, surnommé Simone, estime que les droits et l'intérêt supérieur de l'enfant sont sacrifiés au profit de l'intérêt des adultes. Ce que contestent vigoureusement les pro-mariage. Le collectif rappelle qu'un enfant n'est pas un objet mais une personne et que le premier de ses droits est celui à une filiation structurante et comparable à celle des autres enfants.

- Quels sont les autres sujets d'inquiétude évoqués dans ce courrier?

Pour le collectif : « si deux hommes peuvent former un couple parental en adoptant, on peut s’attendre à voir réclamer le recours à la gestation pour autrui. S’ouvriraient alors des trafics en tout genre dont les femmes les plus fragiles socialement sont les premières victimes. »

Quant à l’accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée, il constituerait un effacement délibéré des origines. L'argument étonne car il vaut alors aussi pour les couples hétérosexuels qui ont recours à la PMA. Selon le collectif ni les nouvelles techniques de procréation ni les innovations juridiques ne doivent aboutir à légitimer la « fabrication » d’enfants adoptables, pour satisfaire le désir des adultes. Les 55 intellectuelles ajoutent que la loi doit protéger les plus faibles, et non ceux qui parlent le plus fort. Un courrier qui risque d'alimenter ce débat déjà très vif.

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