Par Philippe Lefebvre

la sncf lance "ouigo", le tgv à bas prix
la sncf lance "ouigo", le tgv à bas prix © reuters

Ce n'est pas qu'une impression et tous ceux qui ont utilisé le train durant ces périodes de vacances scolaires l'ont constaté. Quelques tarifs au hasard pour une famille avec deux enfants : comptez 725 euros pour les 4 allers-retours Paris-Chambéry ou plus de 800 euros pour 4 allers-retours Paris-Marseille.

Vous le voyez : on est très loin des billets à 5, voire à 10 euros annoncés sur le site Internet de la SNCF, qui ne cesse de faire la publicité de ses nouvelles rames low cost.

Et du coup, du côté des péages d’autoroute, on a constaté que le bon vieux déplacement familial en voiture redevenait à la mode, car il était souvent moins cher, moins contraignant, mais pas forcément extraordin aire en terme de fatigue ou de pollution.

-Comment expliquer cette augmentation des prix ?

L'année dernière, la SNCF avait justifié une augmentation de 3,2 % à cause des changements de TVA et pas plus tard qu'en janvier dernier, 2,3% d'augmentation à nouveau pour faire face, nous dit on, à des investissements sans précédent.

Mais ce qu'il faut savoir, aussi, c'est que depuis quelques années, la SNCF utilise le même mode de gestion des tarifs que dans les compagnies aériennes.

En clair, en fonction des réservations, plus un train se remplit vite, plus les prix augmentent vite. En revanche, si la SNCF peine à remplir, elle peut réduire les prix un moment et pourquoi pas repartir à la hausse ensuite.

Rassurez-vous, à ce petit jeu, ce sont rarement les usagers du train qui gagnent.

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