Disons que le nombre de femmes qui y participent augmente légèrement d'une année sur l'autre, mais il n'y a pas de quoi pavoiser : deux millions et demi de femmes concernées ont eu recours au dépistage en 2011-2012, soit 52% des 50 -74 ans.

Le dépistage du cancer du sein
Le dépistage du cancer du sein © Detailbick Fotolia

On est loin de l’objectif européen qui est de 70% de taux de participation. Le dépistage consiste en une mammographie et un examen clinique tous les deux ans plus, éventuellement, une échographie.

- Pourquoi ce peu de motivation des femmes à se faire dépister ?

Ce n'est peut-être pas vraiment un manque de motivation. Il faut savoir que 10% des femmes font une mammographie de leur coté à la demande de leur médecin généraliste ou gynécologue, sans attendre la convocation de la sécurité sociale.

Mais il faut savoir aussi que la France est l'un des pays d'Europe de l'ouest ayant la plus forte incidence du cancer du sein.

La grande majorité des sociétés savantes et des autorités de santé publique considère actuellement que la balance bénéfices-risques est en faveur du dépistage. Mais il existe aussi des débats sur le sur-diagnostic ou les faux positifs : des cancers que l'on détecte et que donc on soigne notamment par chimiothérapie alors que ces cancers ne se seraient jamais développés. Ou ces cancers que l'on croit détecter et qui finalement n'en sont pas mais que l'on traite quand même.

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