Par Nathalie Fontrel

Parce qu'ils réclamaient cette transparence depuis des décennies. La loi avait fini par les entendre : depuis le premier juillet dernier elle rend obligatoire la publication de ces décisions autorisant la commercialisation d’un pesticide. Mais il a fallu un rappel au règlement de l'association Génération Future, par voie d'avocat, pour que l'ANSES, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire mette en ligne, cette semaine, sur son site internet toutes les autorisations délivrées depuis 2009.

Chaque dossier est rédigé par l'industriel. Mais l'ANSES l'expertise et peut demander des mesures de précaution supplémentaires, par exemple, pour protéger les agriculteurs pendant l'utilisation du produit.

- Peut-on vraiment parler de transparence ?

Non, pas tout à fait. Car sur ces autorisations de mise sur le marché, on publie la matière active du pesticide, mais pas les adjuvants qui entrent dans la préparation. Or ils sont soupçonnés d'entrainer un effet cocktail qui rend les produits plus dangereux qu'ils n'y paraissent.

Mais les fabricants de produits phytosanitaires brandissent le secret industriel au nom duquel ils ne peuvent pas publier la composition exacte du produit. Sauf à informer leurs concurrents qui pourraient ensuite reproduire et vendre la même préparation.

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ANSES

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