Par Sonia Bourhan

Etudiants examen
Etudiants examen © edans

Environ 8.000 euros par an. C'est un chiffre moyen. D'après une étude de l'Observatoire KPMG des Universités et Ecoles en France, le coût pour l'Etat varie de 4.500 à 10.900 euros par an selon les universités.

L'écart, très important, s'explique par différents facteurs.

Premièrement, le type d'enseignement dispensé. Les universités à dominante sciences de l'ingénieur ou pluridisciplinaires avec une spécialité santé sont plus onéreuses. Elles ont davantage de dépenses en équipements comme des laboratoires et du matériel technique.

Deuxièmement, l'ancienneté et l'état général des bâtiments de l'université peuvent augmenter les charges générales d'entretien, et donc les dépenses.

Enfin, le taux d'encadrement, c'est-à-dire le ratio nombre d'étudiants/professeur, joue énormément. Les plus faibles taux d'encadrement se trouvent dans les universités de lettres, sciences humaines, droit, économie, où les cours peuvent avoir lieu dans des amphithéâtres de grande capacité. D'autres spécialités au contraire nécessitent des effectifs réduits avec davantage de travaux dirigés.

- Comment se situe la France ?

Tout à fait dans la moyenne des pays de l'OCDE. Notre système est assez proche de celui de l'Allemagne ou de l'Espagne, où les frais de scolarité à l'université sont modérés, et où l'Etat assure la quasi-totalité des ressources.

La particularité de la France, c'est le fossé entre les universités d'un côté, et de l'autre, les écoles et instituts (IUT, BTS).

Pour l'Etat, le coût moyen d'un étudiant dans ces filières sélectives est de 21.000 euros par an. C'est deux fois et demi plus cher qu'un étudiant à l'université.

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