Par Emmanuelle Daviet

les français dubitatifs sur la mise en place des rythmes scolaires
les français dubitatifs sur la mise en place des rythmes scolaires © reuters

C'est vrai, nous sommes très attentifs à ce qui se passe outre-Rhin et, régulièrement, on compare nos deux pays. Quand il parle de la réforme des rythmes, Vincent Peillon rappelle les 40 semaines de cours en Allemagne contre 35 en France. Les écoliers français ont 24 heures d'enseignement hebdomadaires, contre 15 à 20 en Allemagne. Là-bas, 5 jours d'école par semaine avec début des cours à 8h00 du matin et fin à 12/13h. Les devoirs sont faits à l'école. En été, le début des vacances de 6 semaines est décalé sur tout le territoire.

Et parfois, ce modèle allemand est même cité par les enseignants français qui ont récemment rappelé qu'un instituteur débutait sa carrière à 2500 euros nets en Allemagne contre 1660 euros en France.

- Mais à part l'organisation des rythmes et ces salaires plus conséquents, cette réussite se traduit-elle aussi dans les résultats des élèves ?

Oui et c'est pour cette raison que ce modèle peut avoir valeur d'exemple. D'ailleurs, la première étude PISA, en 2000, est souvent citée. Il s'agit d'une grande enquête internationale menée par l'OCDE et qui mesure tous les trois ans les connaissances acquises par les élèves de 15 ans, donc en fin de scolarité obligatoire.

En 2000, l'Allemagne était classé à la 20ème place ce qui a provoqué un véritable choc dans le pays, une prise de conscience. Il était nécessaire de faire évoluer le système, des réformes ont été imposées. Les efforts ont payé. Six ans plus tard, le pays arrivait en 8ème position. On comprend donc tout l'intérêt que suscite chez nous le système éducatif allemand.

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