Par Danielle Messager

Un bébé mort in utero faute de place en maternité
Un bébé mort in utero faute de place en maternité © Maxppp

Ce sont des structures qui ne sont, pour le moment, pas autorisées en France, mais le Sénat s'empare du projet des maisons de naissance. Elles existent déjà en Allemagne, en Italie, en Espagne.

Lors de la grossesse, la femme est suivie uniquement par une sage-femme. C'est elle qui réalise l'accouchement, dans une structure peu médicalisée, dans une chambre qui ressemble le plus possible au domicile. C'est la même sage-femme qui suivra aussi la mère et le bébé après l'accouchement.

Au Québec, où la première maison de naissance a été créée il y a près de 20 ans, les parents peuvent rentrer chez eux avec leur bébé quelques heures après la naissance, s'il n'y a bien sûr pas de complications.

- A qui s'adresseraient ces maisons de naissance si elles étaient autorisées ?

A toutes les femmes, à tous les couples qui rejettent l'hyper médicalisation de la naissance. Trop de machines, trop de blouses blanches disent ces adeptes de « plus de naturel ».

Dans les pays où elles existent, ces maisons voient naitre autour de 5% des bébés ce qui correspondrait en France à 40 000 accouchements.

Le coût d'un accouchement est également réduit: autour de 600 euros ; c’est le double à l'hôpital !

Quelques projets pilotes ont été mis en place à en France : à Pontoise, à la maternité des Bluets à Paris… Mais faute de cadre juridique, les accouchements doivent impérativement se dérouler sur le plateau technique de la maternité où elles sont implantées.

Le Sénat examinera une proposition de loi visant à autoriser ces maisons à la fin du mois.

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