Par Emmanuelle Daviet

Ils considèrent que le débat de la refondation de l'école est d'abord une grosse opération de communication. Vincent Peillon a multiplié les annonces, s'appuyant sur de nombreuses concertations.

Pourtant, sur le terrain, les enseignants -et en particulier ceux du primaire-, ne se sentent pas du tout inclus dans ce débat. Ils estiment que le Ministre ne tient pas compte de leur avis alors qu'une refonte de tout le système est nécessaire. D'ailleurs, rappelons que « refondation » signifie « rénovation majeure d'une institution ». Or, actuellement on en est bien loin.

- Certains n'hésitent pas à parler de « coquille vide »en parlant de cette refondation.__

Et même d'une « mascarade de refondations » nourries « de propositions floues qui n'apportent aucune solution ». Trois mois de concertation aboutissent à moins de redoublements, une évolution de la notation, et peut-être plus de devoirs à la maison. Tout ça pour ça !

« Insuffisant », disent les enseignants qui reprochent en plus à Vincent Peillon de s'embourber dans des questions d'emploi du temps des écoliers.

Le projet de loi sera soumis en Conseil des ministres dans un mois. Pour les enseignants, il est donc urgent de se mobiliser et pour cela, ils comptent sur les réseaux sociaux.

Par exemple, le blog « La parole aux Dindons » (rien à voir avec les pigeons !) invite les parents à les rejoindre, ainsi que tous les acteurs du monde de l'Education, afin d'avoir des chances d'être entendus.

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