Par Danielle Messager

l'état de santé du second porteur du coronavirus se dégrade
l'état de santé du second porteur du coronavirus se dégrade © reuters

Plusieurs enquêtes épidémiologiques ont été lancées dans le cadre de l'infection par coronavirus. Comment procède-t-on dans ces enquêtes ?

Trois enquêtes sont actuellement menées.

D'abord, les personnes qui ont été en contact avec le premier malade lors de ses séjours à l'hôpital: 124 personnes.

Deuxième enquête : elle porte sur ceux qui faisaient partie du même voyage que ce premier malade aux Emirat Arabes Unis : 39 personnes.

Enfin, les 38 hommes et femmes qui ont côtoyé le deuxième malade avant son hospitalisation en isolement.

Cela fait donc environ 200 personnes, que l'on appelle des « sujets contacts » et que les enquêteurs de l'Institut de Veille Sanitaire sont chargés de suivre. « Suivre », cela veut dire faire un point au téléphone tous les jours, avec un questionnaire très précis sur leur état de santé. Y a-t-il une manifestation depuis la veille ? De la fièvre ? Une toux ? Des sueurs nocturnes ? Des maux de ventre ? Tout doit être noté. S'il y a le moindre signe d'une infection, le sujet doit se mettre en rapport avec l'hôpital.

- Tout se fait donc par téléphone ? Les « enquêteurs » ne se déplacent pas ?

Dans ce cadre-là, non. On peut être amené à se déplacer, mais c'est rare. Cela avait été le cas lors d'une important épidémie de légionellose, il y a 10 ans, ou lors d'une vaste intoxication alimentaire où les enquêteurs ont besoin de faire des prélèvements sur de la nourriture, allant parfois jusqu'à regarder dans les frigos ou les placards.

Dans toute enquête épidémiologique, le but est le même : identifier l'agent infectieux et le sujet touché le plus rapidement possible, pour limiter au maximum la chaine de transmission.

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