Par Valérie Cantié

Si l'on souffre d'obésité, on a plus de risques de développer une dégénérescence liée à la maladie d'Alzheimer. C'est ce que confirment les travaux de chercheurs de l'Inserm et de l'université de Lille II/Lille Nord.

On connaissait le lien entre obésité et Alzheimer, mais on découvre aujourd'hui que l'obésité peut aggraver les déficits cognitifs et les lésions cérébrales associées à cette maladie. Leur recherche a été publiée dans la revue Diabetes .

  • En quoi ont consisté ces recherches ?

De jeunes souris transgéniques, qui développent avec l’âge une neurodégénérescence, ont reçu durant 5 mois un régime riche en graisses. Elles sont devenues progressivement obèses et à l’issue du régime, la pathologie sur la mémoire s'est aggravée. L'étude montre également aussi que la résistance à l’insuline ne serait pas le facteur aggravant de la maladie d'Alzheimer, contrairement à ce que d'autres études avaient suggéré par le passé.

Selon les chercheurs, cette étude montre que les facteurs environnementaux jouent un rôle essentiel dans le développement de cette pathologie neurodégénérative. Et elle représente un pas supplémentaire vers la recherche de nouveaux médicaments.

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