Par Emmanuelle Daviet

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Les petites violences répétées ont des conséquences sur la santé mentale des élèves et le décrochage scolaire. Le harcèlement peut entrainer une dépression sans que les parents s'en rendent réellement compte.

C'est l'analyse d'Eric Debarbieux, le nouveau délégué ministériel chargé lutter contre les violences scolaires. Il s'est exprimé récemment sur cette question à l'Assemblée nationale.

Pour ce chercheur, on considère trop souvent la violence à l'école comme un problème de sécurité et « pas assez » comme un problème de santé publique. Il rappelle que les tentatives de suicide sont plus élevées chez les victimes de harcèlement.

- Travailler sur la violence à l'école, c’est un chantier qui risque d’être très long.

Pour Eric Debarbieux, ce travail va nécessiter des années.

Pour inverser la courbe et diminuer de moitié les problèmes de violence à l'école, la Finlande par exemple a mis 20 ans, l'Angleterre, 15 ans.

Ce qui va être compliqué, aussi, c'est de trouver les personnels pour former les enseignants aux questions de violence.

Pour Eric Debarbieux, « [pendant des]dizaines d'années, on a voulu voir la violence à l'école uniquement comme une violence d'intrusion, une barbarie qui viendrait des quartiers ». Or la violence à l'école est d'abord une violence à l'intérieur de l'école. « C'est un problème de gestion humaine dans l'établissement, un problème pédagogique ».

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