Par Julie Pietri

Léguer de l'argent, un appartement, un chien, on sait faire. Mais léguer notre patrimoine internet : nos mails qui contiennent des souvenirs ou des informations importantes, nos photos, nos comptes Facebook ou Twitter, et cetera. Aujourd'hui, il existe un vide juridique. En théorie, les données accumulées par les entreprises doivent être détruites. Mais ce n'est pas systématique ou obligatoire. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui que vos comptes peuvent simplement disparaître contre votre gré d'ailleurs. Ou au contraire survivre indéfiniment. Ce qui pose des problèmes de sécurité, et de vie privée.

Et du coup chaque entreprise y va de sa solution.

Dernier exemple en date, Google, la semaine dernière, avec l'intégration d'une fonction testament à ses services en ligne. Les utilisateurs de Gmail ou Youtube, peuvent dire : « voilà ce que mes données vont devenir à ma mort ». Suppression ou transmission des mots de passe à quelqu'un de la famille. Rien de si avancé chez Facebook ou Twitter : ou la famille doit demander une fermeture de compte avec justificatif de la mort. En Février, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'une loi sur la protection des données personnelles serait soumise au parlement en 2014. Est ce que la mort sera concernée? Pas de précision.

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