Par Danielle Messager

D'abord une précision : on parle là d'obésité très sévère, morbide. Il ne s'agit pas de quelques kilos en trop, mais plusieurs dizaines. Cette chirurgie, que l'on appelle « bariatrique », est d'ailleurs utilisée en dernier recours.

La Caisse nationale d'assurance maladie a présenté, il y a quelques jours, les derniers chiffres : 30 000 interventions en 2011, soit une croissance moyenne par an de 16%. Des interventions pratiquées la plupart de temps sur des femmes, jeunes, parfois mineures et souvent issues d'un milieu défavorisé.

  • En quoi consiste cette intervention ?

Qu'elle s'appelle gastroplastie, bypass gastrique ou sleeve gastrectomie, le principe est le même : ralentir le passage des aliments dans l'estomac avec un anneau ou de sorte de fermeture éclair qu'on ouvre plus ou moins, cela dépend de l'importance de l'obésité.

La durée d'hospitalisation est de quelques jours.

Le recul, dans ces interventions, est maintenant de 20 ans pour la plus ancienne. Les complications sont rares et au bout d'un an, la perte de poids varie entre 40% à 70%.

C'est donc devenu une intervention classique, qui interroge sur la progression de l'obésité et surtout de l'obésité sévère. Une cohorte de suivis pourrait bientôt être mise en place pour savoir, à terme, l'état de santé de des patients qui ont eu recours à cette chirurgie.

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