Par Isabelle Monrozier

Si le chien n’a que du vernis sur ses griffes, on peut penser : ses maitres sont loufoques, extravagants, désœuvrés, c’est Médor qui trinque. Mais si le pauvre a la « totale », c’est un marché de plusieurs milliards de dollars outre atlantique, on a froid dans le dos.

La « totale » : boucles d’oreilles, piercings, lifting des paupières, liposuccion, implants pour oreilles bien droites et neuticles, des faux testicules, en silicone pour animaux châtrés… 500 000 animaux déjà traités dans le monde !

Alors à côté, les palaces pour chiens, les colliers sertis de Diamants, les lunettes roses de soleil contre les UV, ou lui apprendre à faire du skate.

A côté, tout cela fait figure d’enfants de chœur. L’argument marketing qui consiste à dire : c’est pour lui donner confiance en lui, pour son bien-être, il est devenu un membre à part entière de la famille. C’est faux, ce n’est pas pour son bien être…

Les maitres se font plaisir comme les parents qui exhibent leurs enfants.

- Est-ce que cela ne s’apparente pas finalement à de la maltraitance ?

On leur impose une contrainte qui va bien au-delà de leur vie d’animal de compagnie sans leur demander leur avis. L’animal peut « l’évacuer » par une agressivité excessive, par exemple. Dominique Autier-Dérian, vétérinaire comportementaliste, fait remarquer que la classification de la maltraitance envers l’animal, utilisée en clinique vétérinaire, fait référence à celle de la pédiatrie.

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