Par Nathalie Fontrel

le secteur des fruits et légumes de nouveau en crise en france
le secteur des fruits et légumes de nouveau en crise en france © reuters

Alors c’est vrai que la logique voudrait qu'en privilégiant ce qu'on appelle les « circuits courts », on émette moins de gaz carbonique. « Ce n'est pas tout à fait le cas », répond le Commissariat général au développement durable.

Pourtant, le circuit court ne passe que par un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Il peut même le supprimer complètement si vous vous transportez directement à la ferme.

Et c'est le transport, justement, qui pénalise les circuits courts.

Même si un maraicher livre les villages voisins parcourt moins de kilomètres que les gros camions qui approvisionnent les supermarchés. Oui mais, ces camions émettent moins de CO2 à la tonne transportée. Le maraîcher revient chez lui à vide, ce qui n'est pas le cas des transports nationaux et internationaux.

- Donc il ne faut pas développer les circuits courts ?

Si, car ils consomment moins de produits phytosanitaires et ils rémunèrent mieux les producteurs, puisqu'ils réduisent -voir suppriment- les intermédiaires.

Mais le Commissariat au développement durable appelle les collectivités locales à conserver une diversité de source d'approvisionnement pour limiter le risque de pénurie alimentaire. Sans compter que certaines régions, comme l'Ile-de-France, manquent de terres agricoles.

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