Par Danielle Messager

N'oublions pas que lorsque l'on parle d'anorexie, la désignation complète est: "anorexie mentale". C'est donc bien le cerveau qui est impliqué.

Il y a quelques jours, la célèbre revue médicale The Lancet relatait une étude menée sur six patientes atteintes d'anorexie sévère. Chez elles, des neurologues ont testé une stimulation cérébrale profonde, une technique qui consiste à implanter des électrodes pour stimuler certaines zones du cerveau, technique déjà utilisée dans certaines formes de maladies de Parkinson, ou même de TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

Ici c'était une région impliquée dans la régulation de l'humeur et de l'anxiété qui était ciblée, qui présenterait des dysfonctionnements chez les anorexiques.

-Cette stimulation cérébrale a-t-elle été efficace ?

Dans la moitié des cas, il y a eu reprise de poids, mais aussi amélioration de l'humeur, ce qui est important car il ne s'agit pas de juste prendre des kilos, mais également de se sentir mieux.

Le recul, aujourd'hui, est de 9 mois. C'est encore à titre expérimental et il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions à large échelle, mais il faut savoir que plus de 20% de ces malades répondent mal aux traitements existants, entrainant un risque de décès prématuré, et qu'il est alors important de tenter de nouvelles approches thérapeutiques.

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