Par Sophie Bécherel

Oui si l'on en croit l'étude publiée dans la revue médicale The Lancet . Pour les chercheurs du King's College London qui se sont intéressés à près de 14 000 soldats britanniques, le risque de les voir commettre des délits violents est bien supérieur à celui de la population générale.

Les soldats de 30 ans ou moins, sont les plus touchés, en particulier ceux qui avaient des antécédents judiciaires avant de s'enrôler. Ils ont 4 fois plus de risques de commettre des crimes violents que les civils de leur âge n'ayant pas combattu. Le risque est encore accru pour les recrues sans grades.

- Comment les chercheurs sont-ils arrivés à cette conclusion ?

Ils ont croisé les dossiers de milliers de vétérans de la guerre en Irak et en Afghanistan tirés au hasard, avec leur casier judiciaire. L’étude note que ces soldats ne sont pas plus concernés que la population générale par de petits actes de délinquance. C'est bien la violence de ce qu'ils ont vécu, le nombre d'évènements traumatique au front, notamment, qui ont un impact sur leur conduite une fois revenus à la vie civile.

L'abus d'alcool, le trouble du stress post traumatique, une forte agressivité dès le retour à la maison, sont aussi des signes avant-coureurs de cette violence exacerbée, notent les chercheurs.

De plus, lorsque le soldat a eu à commettre des actes contre ses convictions morales, il semble plus enclin à développer un comportement violent.

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