Par Valérie Cantié

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Qui dit réchauffement dit pluies diluviennes, sécheresse, avec un impact direct sur les maladies épidémiques, transmissibles ou non transmissibles. Or, selon la Banque mondiale, la planète devrait se réchauffer de 4 degrés d'ici 50 ans.

Prenez par exemple la dengue : elle s'étend de plus en plus dans le monde, et notamment dans les zones urbaines puisque les moustiques prolifèrent avec la hausse des températures. Résultat : les 2/5èmes de la population mondiale sont aujourd'hui menacés. Voyez le Pakistan, par exemple.

La dengue y était inconnue jusqu'en 1994. Puis, il y a eu plusieurs épisodes de mousson, en 2006 notamment, avec la plus grave épidémie de dengue jamais enregistrée dans le pays.

De plus, si la température augmente de 4 degrés comme le prévoit la Banque mondiale, les grandes inondations deviendraient récurrentes. Or, qui dit inondation dit risque plus important de polluants et d'éléments pathogènes dans les réseaux d'eau potable, avec bien sûr des risques d'épidémies de diarrhées.

  • Et la sécheresse? La Banque mondiale prévoit aussi des périodes de sécheresse de plus en plus graves, comme celle qui a sévi cet été aux Etats-Unis et en Europe de l'est. Manque de nourriture et pénurie d'eau s'aggraveraient en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient et en Asie du Sud.

Et puis il y a le smog, cet épais nuage de pollution qui plane au dessus des mégalopoles, partout dans le monde. Les problèmes respiratoires, en premier lieu les maladies broncho-pulmonaires chroniques, continueront d'augmenter.

Le changement climatique qui sera donc placé au cœur des programmes d'aide aux pays en développement de la Banque mondiale ; c’est en tous cas le souhait formulé par son nouveau directeur, Jim Yong Kim, dans son rapport publié dimanche 18 novembre.

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